Vaste potentiel dû à une petite taille
Lorsqu'on rapetisse des matériaux en nanoparticules, leurs propriétés optiques, mécaniques, magnétiques ou électriques peuvent changer. Ainsi par exemple l'or macroscalaire présente-t-il une teinte dorée, mais l'or nanoscalaire, lui, est de couleur rouge. D'une manière très générale, la surface des nanoparticules est beaucoup plus importante que celle des particules de plus grande taille, et c'est avec cette surface qu'elles peuvent réagir avec leur environnement.
Ces propriétés spéciales et les nouvelles possibilités de modification et de traitement des matériaux à l'échelle nanométrique constituent les bases de ce vaste potentiel inhérent aux «petits» matériaux destinés à la recherche et au développement de produits offrant des fonctions nouvelles ou améliorées.
Ces mêmes propriétés très prometteuses des nanoparticules synthétiques pourraient aussi avoir des répercussions inattendues ou néfastes dans les systèmes biologiques ou dans l'environnement [18].
Les petites particules ne sont rien de nouveau
À la mode, la présence de «nano» dans l'appellation n'est pas forcément synonyme de nouveauté. En réalité, de nombreux procédés et matériaux se déplacent depuis des décennies déjà à l'échelle nanométrique, et depuis toujours déjà, le nanométriquement petit a sa place attitrée dans la nature.
Ainsi par exemple, les nanoparticules apparaissent naturellement pendant les feux de forêts, les éruptions volcaniques ou dans les processus d'expositionLe fait d’être exposé à des facteurs externes précis. aux intempéries. Le sel de mer lui aussi peut être présent sous forme de nanoparticules dans les embruns finement atomisés [7].
Outre les nanoparticules d'origine naturelle, il existe aussi des processus techniques générant et dégageant involontairement des nanoparticules. Les sources typiques de telles nanoparticules sont les procédés de soudage et procédés thermiques, l'exploitation de véhicules à moteur Diesel, le brasage, le meulage/ponçage de métaux, le moulage des métaux, la fabrication et la transformation des matières plastiques[1].
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Nanomatériaux synthétiques
Nous faisons la distinction entre les nanomatériaux naturels ou générés de manière indésirable et les nanomatériaux d'origine artificielle (également appelés nanomatériaux synthétiques). Les nanomatériaux synthétiques sont intentionnellement fabriqués dans un but précis.
Au cœur de la discussion sur les risques figurent avant tout les applications recourant aux nanoparticules synthétiques dans lesquelles une libération de nanoparticules est concevable [8]. Tant que les nanoparticules restent durablement intégrées dans une matrice, il est improbable que l'homme et l'environnement entrent en contact avec elles.
Dans la recherche pratique sur les risques liés aux nanoparticules, il est fréquent que le focus soit encore plus étroit vu que les propriétés sont généralement fixées en fonction de la pertinence commerciale des matériaux. Cette recherche porte sur les nanomatériaux synthétiques déjà mis en œuvre dans des produits ou des applications industrielles [5].


